vendredi 29 avril 2011

Yamanote line | Shimbashi

En 2009, nous avions commencé notre petit tour de la JR Yamanote line à Tokyo. Par manque de temps, nous vous avons laissés sur le quai de la station Hamamatsuchō. Remettons-nous en route pour atteindre Shimbashi situé dans le district de Minato, non loin du quartier de Tsukiji.


Shimbashi (新橋) traduit littéralement, signifie «nouveau pont»: c'est lui que nous voyons représenté sur le tampon, enjambant la rivière Shiodome

En 1872, la gare de Shimbashi était le terminus de la première ligne ferrovière japonaise (Shimbashi-Yokohama). Cette ligne fut construite  pour faciliter le flux de personnes et marchandises entre le port de Yokohama, où débarquaient les navires étrangers et Tsukiji où s'étaient installés les étrangers et hôtels pour étrangers.

photo: Kozaburo Tamamura (1882) 

Aujourd'hui, le quartier de Shimbashi est un grand centre d'affaires, beaucoup de buildings y sont implantés dont la célèbre Nakagin Capsule Tower dessinée par Kisho Kurokawa. 

la Nakagin Capsule Tower vue de l'intérieur, photo: wauidesign.com

samedi 23 avril 2011

Trois le matin, quatre le soir 朝三暮四

Mentionner en mandarin «Trois le matin, quatre le soir» signifie que l'opinion se laisse abuser par des mots faux, qu'elle est vulnérable aux promesses démagogiques alors qu'il s'agit du pareil au même. 
Ce proverbe en quatre mots est issu de l'histoire suivante:

Un éleveur de singes dans la pénurie déclara aux animaux qu'il ne leur donnerait plus que quatre châtaignes le matin et quatre le soir. Les singes manifestèrent leur ressentiment avec colère. Alors l'éleveur leur dit que pour céder à leurs exigences, il allait leur donner trois châtaignes le matin et quatre le soir, et les singes tout contents crurent avoir obtenu plus à manger. (Histoire de la littérature chinoise, Jacques Pimpaneau, éditions Philippe Picquier)

sources: www.sc.e-arts.com

mardi 19 avril 2011

Design

Pourquoi en France, le terme design est-il mal compris? Comment cela s'est-il instauré, je ne sais point. Mais toujours est-il que celui-ci est souvent utilisé à tort et à travers.

Lassé par le côté péjoratif véhiculés par certains, je me permets de reproduire ici l'étymologie du mot design afin de clarifier ma position.

À la Renaissance, disegno (en italien) est l'un des concepts majeurs de la théorie de l'art. Il signifie à la fois dessin et projet. Au xviie siècle en France, les théoriciens de l'art le traduisent par dessein et conservent le double sens (l'idée et sa représentation).
En 1712, Shaftesbury introduit dans la théorie anglaise de l'art2 le concept de design fidèle au sens de disegno. Ainsi, nous avons drawing pour le dessin en tant que tracé et design signifiant l'idée et sa représentation, le projet et son graphisme.
Néanmoins, ce double sens de design va se disjoindre rapidement pour suivre les théories de l'art dominantes de l'époque. Car c'est en 1750 en France que la distinction apparaît pour donner deux champs sémantiques distincts, celui du dessin (la pratique) et du dessein (l'idée) marquant une rupture fondamentale qui n'est pas sans rappeler la dualité matière/esprit de Descartes. À l'Académie royale de peinture et de sculpture, on enseigne désormais les arts du dessin et non plus du dessein.
C'est seulement au début du xxe siècle, alors en plein essor de l'industrialisation, que l'on assiste à l'émergence internationale du terme design dans le sens de disegno, c'est-à-dire, la conception et la mise en forme. Cette définition moderne se concrétise dans le travail effectué au Bauhaus.

Aussi, le design est souvent confondu avec le stylisme d'objet lorsque l'exercice consiste à embellir un objet dans le but de séduire des consommateurs. D'ailleurs, en 1994, le ministre de la Culture français Jacques Toubon présente un projet de loi pour remplacer l'anglicisme design par stylique, provoquant l'incrédulité et les moqueries de la presse française. La loi Toubon sera fortement édulcorée dans son application, par le Conseil constitutionnel et cette disposition concernant le mot design, rendue caduque.
Sollicité par le marketing depuis les années 2000, ce mot est peu à peu devenu un argument publicitaire.

source wikipédia

Exposition sur Eric Gill

Le British Museum consacre une salle d'exposition à l'œuvre de Eric Gill, artiste, sculpteur, typographe ayant marqué le royaume d'Angleterre de son sceau. Aujourd'hui encore son travail est omniprésent et marque un certain style anglais. Si cette exposition ne traite pas précisément de son travail de dessinateur de caractères, elle présente néanmoins quelques œuvres intéressantes comme ces pièces de monnaie arborant des signes anti-royalistes. Si vous vous baladez le long de la Tamise n'hésitez pas à y jeter un œil.

Eric Gill
public and private art
10 February –
7 August 2011
Room 69a
Free

mardi 12 avril 2011

Geoffroy Tory : imprimeur de François 1er

Une rétrospective assez incroyable sur Geoffroy Tory à lieu au Musée national de la Renaissance. À ne pas manquer !




Conçue par le musée national de la Renaissance et la Bibliothèque nationale de France, cette exposition propose de découvrir une personnalité incontournable de l’univers du livre à la Renaissance : Geoffroy Tory (vers 1480-1533).
Précurseur des règles et usages de la langue française, il reçoit le soutien de François 1er et devient, le premier, imprimeur du roi. D’abord éditeur humaniste, puis traducteur, libraire et imprimeur, Geoffroy Tory est aussi un artiste de talent, créateur de caractères d’imprimerie propres à la transcription du français. Graphisme, typographie, reliure et illustration mais aussi grammaire, orthographe et ponctuation, cet humaniste, inconnu du grand public, explore tous les domaines de l‘édition quelques décennies seulement après l’invention de l’imprimerie.
Il s’illustre particulièrement dans la mise en page et le graphisme. À travers le parcours de sa vie, de Bourges à Paris en passant par Rome et Bologne, ses recherches et découvertes, créations et ambitions, seront pour la première fois mises en lumière dans une exposition qui présentera de nombreux ouvrages, gravures, et son chef d‘œuvre absolu : le Champ fleury, premier traité typographique à teneur philosophique dans lequel il conçoit des caractères à l’antique proportionnés selon le corps humain.

6 avril 2011 - 4 juillet 2011
Musée national de la Renaissance
http://expositions.bnf.fr/tory/index.htm
Château d'Écouen
95440 Écouen

Tarif plein : 4,5 €
Tarif réduit : 3 €
Tous les jours, sauf le mardi, de 9h30 à 12h45 et de 14h à 17h15 (l'hiver) et 17h45
(l'été : à partir du 16 avril). Fermé le 1er mai.